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JO 2010. Deux Bretons à Vancouver 4

jeudi 11 février 2010 , par Rolgliss

(JO d’hiver de Vancouver. L’âge de glace pour trois Bretons)

Le Malouin Alexis Contin et le Briochin Pascal Briand sont passés du roller au patinage de vitesse sur glace pour connaître l’expérience olympique. Avec le Locminois Tristan Loy en tant qu’entraîneur, ils promettent de sortir le grand jeu à Vancouver.

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Il y a comme un air du film « Rasta Rockett », qui conte l’histoire véridique de l’équipe jamaïcaine de bobsleigh aux Jeux Olympiques de Calgary de 1988. Cette fois, les héros ne sont pas des sprinters de l’île chérie de Jimmy Cliff ou des champions de « pushcart » dont le rêve de participer aux JO d’été s’est finalement concrétisé lors d’un hiver tout feu, tout flamme. Cette fois, les attractions de cet hiver 2010, toujours au Canada, mais à Vancouver cette fois, pourraient bien être... bretonnes !

Alexis Contin : « Je veux une médaille »

Enfants, ils avaient un rêve. Pascal Briand, Alexis Contin et Tristan Loy, adeptes du roller in line, espéraient que leur « premier amour » soit au programme des JO d’été. L’espoir de rouler sous la flamme finalement déçu, les garçons dans le vent ont chaussé les patins... à glace. Naturellement. Avec succès aussi, même si pour le dernier athlète cité, « perturbé lors de la préparation estivale par une blessure au tendon d’Achille droit », l’aventure se vivra en tant qu’entraîneur des deux premiers ! Quintuple champion du monde de roller en ligne, en sprint, Alexis Contin, 23 ans, a su un peu avant Noël qu’il allait participer à ses premiers JO. Il raconte : « J’ai décidé de tenter ma chance aux Jeux il y a quatre ans, avant Turin, en fait. C’était le seul moyen d’y arriver et je ne me suis pas fixé de limites ! » Le Malouin d’origine a rapidement pris ses marques sur la glace, comme en témoigne une quatrième place lors des récents championnats d’Europe mais, surtout, une troisième sur 5.000m et deuxième sur 10.000m ! « J’avais intégré dès la première année une équipe des Pays-Bas, ? DSB ?, confie-t-il. J’ai peut-être eu du mal à percer, du moins pas aussi vite que je l’espérais mais je suis globalement content de moi ». Dans le grand ouest canadien, fort de sa préparation passée à... Calgary, le patineur, membre du Top 10 de la coupe du monde de vitesse, se donne les moyens de réussir quelque chose de grand. Réveil à 6h du matin, le 26janvier, direction la patinoire des Jeux de 1988. « J’ai choisi cet endroit parce qu’il y avait une bonne piste que je connaissais déjà, confie-t-il de sa chambre d’hôtel. Je suis arrivé le 20janvier, j’ai eu besoin de quelques jours d’adaptation. On est à 1.000m d’altitude. Je n’ai qu’une hâte, découvrir la glace Vancouver ».

Roquettes « breizhiliennes »

À Vancouver justement, Alexis est engagé sur trois distances, le 1.500m (avec Pascal Briand), 5.000 et 10.000 mètres. Il est une réelle chance de médaille(s) pour la France, soutenu qu’il sera par sa maman, Patricia et son frère aîné, Grégory : « Je n’ai pas visé les Jeux juste pour y participer ! Je veux ramener une médaille. Les favoris sont plutôt les Néerlandais Sven Kramer, champion d’Europe, et Bob De Jong mais je me suis quand même hissé dans les dix premiers mondiaux de la discipline en quatre ans. » Alexis Contin et Pascal Briand hisseront donc les couleurs « bleu-blanc-rouge » durant la quinzaine canadienne. « C’est l’un des grands événements, à faire dans une carrière », lâchent en choeur les « roquettes breizhiliennes ». On entonnerait bien la chanson de Jimmy Cliff, « I can see clearly now », composée pour « Rasta Rockett », avant, pourquoi pas, d’entendre la Marseillaise, le 13février au terme du 5.000 mètres sur l’anneau olympique de Richmond chauffé par des sourires bretons ?

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